02.09.2004
The Village, de M. Night Shyamalan

Autant le dire tout de suite, M. Night Shyamalan (comme scénariste) ne m'a jamais convaincu. The Sixth Sense était bon mais peu crédible (surtout à la deuxième vision), Unbreakable plus que moyen et Signs scandaleux de propagande chrétienne. Shyamalan réalisateur, par contre, sait ce qu'il fait, les scènes d'épouvante de Signs étaient parfaites.
J'étais donc assez dubitatif quant à son nouveau film, The Village, dont le pitch est pourtant très intéressant : une communauté fermée du XIXème siècle vit dans la crainte d'un peuple monstrueux et mystérieux peuplant les bois autour du village. Les deux peuples sont censés rester de leur côté, mais évidemment, des interactions se passent, et des événements étranges se produisent...
Shyamalan montre une fois de plus son savoir-faire dans le domaine cinématographique, et il y ajoute un casting parfait (Joaquin Phoenix, Sigourney Weaver, Adrian Brody, William Hurt, tous excellents ; ainsi que la jeune Bryce Dallas Howard, fabuleuse).
Mais alors que Signs portait un message très douteux, The Village est plus ambigu et plus intéressant. Comme il est très délicat de parler de ce film sans en révéler les coups de théâtre, je vous invite à lire la suite de cet article à cette adresse (http://users.skynet.be/ramblings/thevillage.html). Si vous n'avez pas vu le film, sachez qu'il est sans doute le meilleur de Shyamalan (qui possède l'énorme qualité d'apprendre de ses erreurs et de s'améliorer constamment), que la fin n'est pour une fois pas tirée par les cheveux, qu'Adrian Brody n'est même pas insupportable, et que la société américaine d'aujourd'hui en prend pour son grade. Mais n'y allez quand même pas tout seul, si vous avez vite peur...
10:42 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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18.08.2004
Shaun Of The Dead, d'Edgar Wright

Que se passe t-il quand un réalisateur anglais se met à réaliser une série Z gore? Dans ce cas, deux mots suffisent : totalement jouissif. Le pitch est assez dingue, mais simple et efficace : le Royaume-Uni doit faire face à une invasion de zombies. Cet événement est perçu selon le point de vue d'un anglais stéréotypé, Shaun, qui vit une vie tellement fade qu'il ne se rend compte de rien, trop occupé à passer ses journées à jouer à la PlayStation, à se disputer avec sa copine ou à se bourrer la gueule au pub. Jusqu'au jour où...
Il faut le dire, dans le genre, ce film est parfait. Point de référence : évidemment Braindead, chef d’œuvre d'un Peter Jackson encore peu connu. Et là où Braindead associe des éléments propres à la culture néo-zélandaise, SOTD est so British it hurts. Les scènes du pub, les personnages tant principaux que secondaires (Simon Pegg, XX, Dylan "Black Books" Moran), une scène de lancement de vinyle absolument hilarante, la bande originale, tout cela permet à donner un feeling exotique à un film au déroulement classique, mais hyper efficace.
Forcément, il faut aimer, mais Shaun of the Dead mérite sans aucun doute une place aux côtés des pièces maîtresses du genre, Braindead et Evil Dead de Sam Raimi.
23:11 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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11.08.2004
I, Robot, d'Alex Proyas

Autant se mettre d'accord directement : ce film n'est pas une adaptation d'Isaac Asimov, on ne pourra donc pas parler de trahison. En fait, l'action du film se trouve dans un futur qui comprend quelques éléments inventés par l'écrivain : l'omniprésence des robots, les fameuses trois lois de la robotique ou encore une impression d'un futur parfait, au niveau architectural par exemple (en opposition à d'autres films de Proyas, comme The Crow ou Dark City). Ceci tenu en compte, on peut plus facilement apprécier un film somme toute relativement classique. L'action se déroule en 2037, dans un futur assez crédible et caractérisé par l'omniprésence d'une société, USRobotics, dont l'objectif est de fournir un robot dans chaque ménage (évidemment une attaque contre la mégalomanie de Microsoft et de son boss). Les robots sont au service de la population, mais ne paraissent pas fort futés, et un d'eux se trouve à l'origine d'une tragédie vécue par le personnage principal, Del Spooner, flic interprété par Will Smith. Spooner, qui se trouve vite mêlé à l'investigation d'un suicide apparent qui le conduira dans les sombres secrets de USRobotics et de son IA, VIKI ; aidé en cela par le stimulus féminin du film (et pas vraiment plus), une scientifique interprétée très platement par Bridget Moynahan.
Construction assez classique donc : on passera par l'accusation d'un meurtrier évidemment innocent, par la disgrâce temporaire du flic qui finira quand même par avoir raison et par quelques gros stéréotypes appuyés par une musique peu discrète (Marco Beltrami). Cependant, tout n'est pas à jeter : l'intrigue est bien roulée, Will Smith est très bon (dans un style inimitable) et ça change des futurs glauques à la Minority Report. Justement, voilà sans doute la principale qualité de ce film : il aurait pu être réalisé par Spielberg...
6,5/10
02:28 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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06.08.2004
King Arthur, d'Antoine Fuqua

Jerry Bruckheimer. Un des hommes les plus influents d'Hollywood, seul producteur (avec Spielberg, peut-être) dont le nom est plus important que ceux des réalisateurs de ses films. Films qui sont généralement des gros trucs d'action, sans trop de jugeote (Independence Day, Pearl Harbor, ...), mais qui parfois créent la (grosse) surprise, comme Pirates of the Caribbean. Malheureusement, King Arthur appartient à la première catégorie. Pourtant, il fallait un certain courage pour aborder l'histoire mythique d'Arthur sans une grosse partie de la légende qui l'entoure. Donc, pas de Brocéliande, d'Excalibur, de Graal, de Merlin-l'enchanteur-au-chapeau-pointu, mais à la place des personnages virils et très barbus. Pas de stars non plus, , mais un casting international : Clive Owen, Ioan Gruffudd, Stellan Skarsgard et, toujours aussi mignonne et pâle, Keira Knightley.
L'histoire en elle-même est centrée sur le personnage d'Arthur, envoyé en mission avec ses cinq fidèles chevaliers (Lancelot, Gawain, blabla). La mission connaîtra forcément des péripéties, des combats, Keira Knightley qui fait sa Legolas, des morts, et une totale indifférence de la part du spectateur qui a l'impression de se trouver devant un mauvais téléfilm. Ceci dit, les acteurs n'ont pas grand chose à se reprocher, dans un registre il est vrai assez limité. Par contre, le scénariste n'est pas à une invraisemblance près, et Antoine Fuqua n'a pas encore décidé de devenir subtil. Dommage.
23:34 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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Spider-Man 2, de Sam Raimi

Il a fallu pas mal de temps pour qu'Hollywood se rende compte qu'il est possible de produire de bons films fantastiques, et de super-héros en particulier. Et pour faire des bons films, autant commencer par un bon réalisateur. Hormis les deux premiers Batman de Tim Burton, presque tous les films de super-héros (les Superman, les deux autres Batman, Daredevil, League of Extraordinary Gentlemen, ...) ont été réalisés et scénarisés par des moneymakers irrespectueux. Et puis arriva Peter Jackson. Le succès phénoménal, tant artistique que public de Lord of The Rings a confirmé qu'un réalisateur non-spécialisé dans l'action bourrine pouvait faire un résultat. Hollywood était parti : Bryan Singer pour les deux X-Men (et bientôt Superman), Christopher Nolan pour Batman Begins, Ang Lee pour Hulk et donc Sam Raimi, cultissime réalisateur d'Evil Dead en charge de quelques Spider-Man. Le pari était difficile : les fans de Spidey ne reprocheraient aucun manquement, de plus, le sujet valait la peine d'être enfin abordé. En résulta un très bon film, mais qui était au moins autant une introduction au monde de Peter Parker. Comme pour X-Men, le deuxième se devait d'être meilleur. Bingo.
Tout ce qui devait y être, y est. Les scènes d'action sont époustouflantes, et les effets spéciaux sont absolument inouïs. Les acteurs jouent leurs rôles, Tobey Maguire étant même carrément étonnant. Le "villain" Alfred Molina est (forcément) parfait, et le scénario est bien plus intéressant qu'il n'aurait pu être, avec pas mal de surprises et de twists osés, mais parfaitement maîtrisés. Reste le principal défaut de ce film, finalement, y a pas grand chose à DIRE. Le film n'aurait pas pu être meilleur, mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il manque quelque chose, mais c'est sans doute inhérent à l'histoire, quand même ennuyeuse...
Bravo quand même, et vivement la suite (avec Venom?)
23:32 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.07.2004
Fahrenheit 9/11, de Michael Moore

Autant le dire d'entrée : Fahrenheit 9/11 ne méritait pas la Palme d'Or (encore que, quand on voit le palmarès...), et Bowling for Columbine était un meilleur documentaire. Néanmoins, F9/11 est un artéfact extraordinaire, qui doit impérativement être vu par le plus de monde possible. On connaît le sujet (en gros, les malversations diverses de George W. Bush) et le style de Michael Moore (journaliste d'investigation très fouille-merde). Ceci dit, on reste complètement estomaqué à la vue de certains documents, et d'images inédites qui finissent d'établir Bush comme un imposteur incompétent et profondément dangereux. F9/11 démontre et explicite les liens entre l'Irak et l'entourage de Bush, entre Al-Qaeda et l'entourage de Bush, dans un mode toujours assez humoristique mais terriblement caustique. Ces scènes drôles sont alternées avec d'autres très émouvantes, comme le portrait d'une mère de famille profondément patriote, avant et après la mort de son fils en Irak.
Moore, forcément toujours aussi partial, a bien appris la leçon de Bowling et sélectionne avec soin ses sources, et n'oublie jamais de les citer.
En définitive, le film doit être jugé par rapport à son objectif : empêcher la réélection de Bush, à tout prix. Un tel objectif est forcément honorable, les réalisateurs avec convictions sont bien trop rares. Et il faut espérer que le but sera atteint.
10/10
14:43 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.07.2004
Shrek 2, d'Andrew Adamson

Où va-t-on si les suites commencent à être meilleures que les films originaux... X-Men, Spider-Man, Matrix (ok, c'était pour rire), et maintenant Shrek. Pourtant, le canevas est le même : parodie des films bien-pensants de Disney, gags pour tous publics, casting 4 étoiles. Le même, mais encore mieux. Première série de l'histoire du cinéma a compter deux épisodes consécutifs en compétition à Cannes, Shrek est simplement fantastique. Invraisemblablement drôle, parfois émouvant, jamais ennuyeux, le film rentre aisément dans le top 5 des meilleurs films animés de l'histoire. Rien que ça.
Bombe jouissive totale, Shrek 2 parodie les classiques contemporains, comme Lord of the Rings et Mission : Impossible, et n'oublie pas les vieillards en se référant à d'autres films cultes comme Ghostbusters (si!). Les contes manichéens de Disney passent à la tronçonneuse de Leatherface, quasi aucune scène ne traîne pas dans la boue les vieilleries de l'oncle (facho) Walt, dont l'empire ne finit plus d'être ridiculisé.
Le casting, déjà intéressant, est maintenant inouï : outre les habituels Mike Myers (Shrek), Cameron Diaz (Fiona) et Eddie Murphy (Donkey), on trouve Jennifer "Abfab" Saunders, Rupert Everett et surtout l'extraordinaire Antonio Banderas, qui vaut le prix du ticket d'entrée, de la figurine et du DVD à lui tout seul.
Et voilà comment on fait un des meilleurs films de l'année, à aller voir sans aucune retenue. Au tour de Pixar.
00:26 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.06.2004
InterMission, de John Crowley

Précédé d'une bonne réputation, InterMission arrive enfin chez nous, dans l'indifférence quasi générale, pour un film marketé comme un Trainspotting irlandais. Pour faire court, ce n'est pas vrai. On retrouve, il est vrai, quelques éléments communs (principalement l'ambiance working class et les narrations entremêlées), sinon les deux films sont très différents. InterMission raconte plusieurs histoires, bâties autour d'une kyrielle de personnages pittoresques, tous (parfois très) indirectement liés les uns au autres.
On retrouve ainsi trois personnages principaux, un gangster petite frappe (Colin Farrell), un employé de supermarché qui voit sa vie lui filer entre les doigts (Cillian Murphy-28 Days Later) et la copine de celui-ci. (Kelly MacDonald-Trainspotting). Il est quasi impossible de raconter ce qui se passe dans ce film, un quart polar, un quart humour noir et une bonne moitié étude sociale acerbe, et tout à fait réussie. Même si tout cela est parfois un peu longuet (le réalisateur prend clairement son temps), InterMission se révèle être un chouette film, très bien monté, et superbement joué par des acteurs tout à fait crédibles. Á voir, donc, mais à ne pas comparer à Trainspotting, car ça n'aurait aucun sens.
18:16 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.06.2004
Harry Potter and The Prisoner of Azkaban, d'Alfonso Cuarón

Troisième volet de l'heptalogie consacrée aux aventures de ce brave Harry, The Prisoner of Azkaban avait toutes les raisons d'être intéressant. Le livre est sans doute un des deux meilleurs des cinq actuellement sortis, l'infâme réalisateur Chris Columbus a lassé sa place au crédible Alfonso Cuarón (Y tu mama también), et le casting a fière allure, avec l'ajout notamment de Gary Oldman. Mais bon, le résultat final est assez décevant. Tout d'abord, l'ambiance générale du film, annoncée comme plus sombre, ne varie pas vraiment, le précédent étant nettement plus tendu. Ensuite, pour couvrir le plus possible d'une histoire très dense, Cuarón a décidé de réaliser un film assez brouillon, au rythme inégal. Résultat, parfois on s'ennuie, parfois on n'a pas le temps de comprendre ce qui se passe, tant les apparitions de certains personnages sont vaudevillesques. On n'arrive pas vraiment à rentrer dans l'histoire, et c'est dommage : débarrassé de quelques gimmicks habituels (le quai 9 3/4, le quidditch, la coupe des maisons, l'ignoble Dobby), HPATPOA avait le potentiel de renouveler la série.
Malheureusement, tout ou presque est raté : les personnages secondaires sont sous-utilisés (Dumbledore, McGonagall) ou très mal gérés (Trelawney, Draco Malfoy, et surtout Sirius Black : sujet du film, Gary Oldman n'aura jamais eu l'occasion de s'exprimer). Restent le nouveau David Thewlis, tout à fait acceptable, et une fois de plus, Alan Rickman, dont le personnage de Severus Snape reste encore et toujours le meilleur personnage de la série. L'effet de surprise des décors et des personnages est passé depuis longtemps, et les effets spéciaux n'impressionnent plus personne (sans compter que les Dementors ressemblent bien trop aux Nazgûl de Peter Jackson et Richard Taylor) pour être crédibles. Enfin, la palme de l'imbécillité totale revient à cette longue scène, ou Harry et Hermione reviennent dans le temps pour modifier leurs propres actions, et en fait participent eux-mêmes à des actions passées, qui fatalement n'auraient pas pu avoir lieu (vu que ni l'un, ni l'autre n'étaient présent, dans aucun des deux continuums espace-temps). Cette scène, quasi une insulte aux lois élémentaires de la science-fiction, est une preuve définitive que ce film n'a pas du tout été conçu de manière cohérente, mais plutôt comme une attraction consommable pour public sans discernement.
Ceci dit, tout n'est pas mauvais. Le casting des acteurs principaux s'est avéré judicieux, tant Daniel Radcliffe (Harry) et Emma Watson (Hermione) sont excellents. L'évolution des trois ados est d'ailleurs la principale (seule?) réussite du film. Ils ont maintenant tous trois 15 ans, et on observe des petits changements de comportements, avec un peu plus de contacts physiques, qui restent certes très prudes, mais qui donnent un aperçu des épisodes à venir (dans le 4ème tome, Harry et Hermione tombent amoureux, dans le 5ème Harry se fait jeter, il est probable que leur sexualité sera active d'ici le 7ème et dernier épisode).
Il est difficile à dire si la série ciné des Harry Potter est maudite, mais aucun des trois films n'est satisfaisant. On souhaite beaucoup de courage à Mike Newell, réalisateur d'un quatrième volet adapté d'un (excellent) livre fleuve, et qui ne pourra pas être adapté d'un seul coup, sauf si l'histoire se voit complètement remaniée. On verra bien, mais il y a pas mal de choses à changer.
14:33 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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17.05.2004
Troy, de Wolfgang Petersen

Annoncé depuis longtemps, Troy arrive enfin, en sortie mondiale. De prime abord, le film comporte pas mal d'intérêts directs : le premier gros film "historique" depuis Lord of The Rings (avec d'ailleurs deux de ses acteurs, Orlando Bloom et Sean Bean), un casting intéressant (Peter O'Toole, Brendan Gleeson, Eric Bana, Brian Cox), et le grand retour de Brad Pitt. L'histoire, on la connaît (enfin, j'espère...) Et même si le film résume parfois grossièrement certains passages, il n'y a pas de raison de se plaindre de l'adaptation, assez fidèle (même si la fin d'Achille porte à confusion). Le film commence par la présentation du personnage principal, Achille (grâce à un clin d’œil à l’œuvre originale), et la première scène de combat. On remarque de suite Brad Pitt. Immense, impressionnant, qui se bat avec un style certain, et qui croit ce qu'il fait, ce qui n'arrive pas si souvent. Tout le film sera porté sur ses épaules. Pitt se surpasse, physiquement d'abord, mais aussi psychologiquement : il passe en revue toute une gamme d'émotions à la perfection. Sans grande surprise, le reste du casting est tout aussi époustouflant : Eric Bana en Hector, Orlando Bloom en Paris, personnage difficile à aimer mais joué parfaitement, O'Toole en Priam, Cox en Agamemmnon, Bean en Ulysse.
En ce qui concerne la réalisation, elle n'est pas éblouissante, mais tout à fait acceptable, aidée, une fois de plus par le jeu des acteurs. Rien à redire au niveau des décors, surtout pour un superbe Cheval. Par contre, James Horner, déjà responsable de l'infâme Titanic, a encore signé une BO médiocre, bien moins bonne que celle de Gabriel Yared qui a été refusée pour des raisons assez douteuses.
Ceci dit, cela ne nuit pas trop au film : du grand spectacle, mais surtout de grandes prestations épiques fond de ce film un très bon film, qui ne pâlit pas des comparaisons avec Lord of the Rings et encore moins avec Gladiator.
21:01 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.05.2004
Van Helsing, de Stephen Sommers

Bon sang, qu'est-ce que c'est mauvais... En quelques mots, Van Helsing (Hugh "Wolverine" Jackman) est un chasseur de vampires légendaire (déjà interprété par Anthony Hopkins dans Dracula), employé par une sorte de services secrets du Vatican. Après avoir éliminé un Mr Hyde pompé sur LXG, il est envoyé en Transylvanie, pour protéger une famille, et éventuellement éliminer cette vieille branche de Dracula. Il est aidé pour cela par son propre Q, interprété d'une manière absolument ridicule par David Wenham (Faramir, dans LOTR), par sa (future) conquête, Kate Beckinsale (habituée aux daubes en tous genres), descendance de Dracula (ben tiens) et frère d'un loup-garou (...) ; et par le monstre du Dr Frankenstein! Heureusement que le ridicule ne tue pas...
Laissons tomber le scénario, lamentable et en plus pompé sur X-Men (comme Logan-Wolverine, Gabriel-Van Helsing a des petits problèmes de mémoire...), pour se concentrer sur les effets spéciaux, vu que le film se trouve dans les dix plus gros budgets de tous les temps... Et bien, ces effets spéciaux ne sont même pas bien faits et ne sont absolument pas crédibles. On aurait pu avoir des chouettes décors bien gothiques et bien non, on croirait être devant le travail de fin d'année d'un étudiant en CGI. Et pas fort doué, de surcroît. Pour combler tout ça, Sommers (déjà coupable des deux Mummy) a tout misé sur les scènes d'action (invraisemblables, mais bon) et sur le son, assommant et sans répit. Comme ça, on peut se goinfrer de pop-corn sans déranger personne... Un film bien mauvais sur toute la ligne, mais vraiment bien mauvais.
01:37 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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06.05.2004
Starsky & Hutch, de Todd Phillips

Bizarre bizarre... Est-ce possible d'aimer un film assez mal fichu, sans même la sacro-sainte appréciation au 66ème degré? Starsky and Hutch est très mal réalisé, le scénario est risible, mais pourtant, le film est plus qu'appréciable... Remake de la célèbre série TV des seventies, S&H réunit un duo qui avait déjà fait des ravages dans Zoolander, Ben Stiller et Owen Wilson, ainsi qu'un nombre appréciable de seconds rôles, Juliette Lewis, Carmen Electra, Fred Williamson, Chris Penn, Har Mar Superstar (si!) et l'inénarrable Snoop Dogg, dans le rôle de Huggy Bear.
Comme dit précédemment, la réalisation est quelconque (comme une série TV policière, en fait...) et le scénario trop classique (comme, euh, une série TV policière...), les décors prévisibles (on a un peu trop joué à GTA : Vice City, hein le gars?) mais le tout est magistralement sauvé par le duo d'acteurs, absolument phénoménal.
Á fond dans leurs stéréotypes, Stiller et (surtout) Wilson sont en roue libre, est livrent une prestation inoubliable, où presque chaque scène est mémorable, sans jamais, absolument jamais, sombrer dans le vulgaire (pas de shampooing séminal, donc). Á une époque où les "comiques" principaux sont Steve Martin et les frères Wayans, un tel duo est très rafraîchissant. Stiller et Wilson sont les seuls capables de livrer une telle prestation, et Hollywood n'avait jamais osé produire une telle prestation homoérotique, sans jamais sombrer, une fois de plus, dans le vulgaire typique des "comédies" actuelles. Snoop Dogg, quant à lui, joue Snoop Dogg, mais ça passe très bien dans le contexte.
Á voir donc, mais uniquement pour le jeu d'acteurs époustouflant.
3/10 (film), 9/10 (Wilson/Stiller)
20:11 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28.04.2004
Kill Bill Vol 2 de Quentin Tarantino

Après la double boucherie (celle de House of Blue Leaves, et celle de Miramax...), voici la conclusion d'un des projets les plus ambitieux de l'histoire du septième art. Alors, Tarantino peut-il faire mieux? Eh bien, il fait... autrement. Étrangement, quand on sait que les deux parties ont été tournées simultanément, le ton est vraiment différent. Autant le premier était cruel, violent, rapide, autant celui-ci est posé, introspectif, et paradoxalement de plus en plus calme (tout en gardant une certaine part de violence, inhérente à l'histoire elle-même). De plus, on retrouve des tonnes d'hommages et de références, cette fois plus axés sur la Chine (à l'opposé du Japon du Volume 1), et aussi des dizaines de citations potentielles, qui feront le bonheur des cinéphiles pour les années à venir. La mise en scène est merveilleuse, inventive, et les acteurs sont absolument sublimes. Impitoyable, sans aucune concession, ce film est magnifique, et peut être considéré comme le Good, Bad and the Ugly du 21ème siècle.
Comme d'habitude, Tarantino ressucite des acteurs oubliés : après John Travolta (Pulp Fiction), Robert Forster et Pam Grier (Jackie Brown), cette fois c'est Uma Thurman, qui n'aura certainement pas un Oscar deux fois mérité, les superbes Michael Madsen et Daryl Hannah et surtout un David Carradine phénoménal. Tarantino montre aussi un côté émotionnel plus surprenant, avec une scène très émouvante. Et bien sûr, les seconds rôles et la musique sont irréprochables, mais comment pourrait-il en être autrement?
Néanmoins, comme dans tout Tarantino, certaines choses restent inexpliquées (notamment, est-ce que le bras droit du boss japonais qui assassine la famille d'O-Ren est Bill?, il a en tout cas la même bague...), certaines scènes pas trop justifiées (excellente, mais inutile prestation de Michael Parks, et surtout un long passage assez gênant entre The Bride et son formateur en arts martiaux Pai Mei). On peut aussi reprocher un traitement inégal des différents personnages : Budd et surtout O-Ren sont longuement décrits, Vernita et Elle beaucoup moins, voire pas du tout
Ceci dit, tout cela pourrait changer, car on parle de deux nouveaux épisodes, dont une prequel en format animé, et une suite qui verrait les survivants se retrouver, une dizaine d'année après. Ce qui n'arrivera pas avant un certain temps, vu que les deux prochains projets de QT sont un film déjà polémique sous fond de seconde guerre mondiale (Inglorious Bastards, Or Once Upon A Time In The Not So Occupied France) et une version du tout premier James Bond de Ian Fleming, Casino Royale, avec Pierce Brosnan himself (la première version filmée était pathétique).
Enfin, Tarantino a effectué un montage spécial des deux épisodes, formant ainsi un tout de cinq heures non censuré qui vaudra définitivement la peine d'être vu. Il sera projeté à Cannes, mais ne sortira sans doute pas en salles mais uniquement en DVD, un peu à la manière des versions complètes de l'autre chef d’œuvre des années 2000, The Lord of The Rings. On vit quand même une belle époque...
13:30 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Secret Window, de David Koepp

Talentueux scénariste (Panic Room, entre autres), David Koepp passe cette fois à la réalisation d'un film inspiré de Stephen King. Formule classique, et comme souvent dans les adaptations du maître du Maine, le résultat est moyen. En quelques mots, l'histoire tourne autour d'un écrivain reclus accusé de plagiat pour une histoire qui semble originale. L'accusateur menace l'auteur de manière croissante, et la tension de ce thriller peut ainsi arriver à un bon niveau.
On retrouve pas mal d'éléments propres au King : le décor, les rednecks, la vision décalée (tordue?) de la réalité. Malheureusement, tout ce qui est dit à déjà été fait : on se retrouve donc face à un thriller tout ce qu'il y a de plus classique, jusqu'aux trois quarts du film. Car ensuite, tout bascule, et pas pour le meilleur. La conclusion est trop facile, bâclée, et très peu convaincante, et laisse un arrière goût de trop peu, et de "tout ça pour ça?" très désagréable.
Reste une fois de plus la performance impayable de Johnny Depp, qui recycle ses tics de Pirates of the Carribean avec une auto-ironie délicieuse, et prove qu'il est le seul acteur dans ce registre. Il est accompagné d'un inquiétant John Turturro, mais un duo d'acteurs talentueux ne peut pas vraiment sauver un film au mauvais scénario, tout simplement.
13:28 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.04.2004
Battle Royale II : Reqiuem de Kinji et Kenta Fukasaku
Le premier Battle Royale est devenu un film culte, ni plus ni moins. Sans concession, avec un subtexte cohérent, le film de Kinji Fukasaku a été jusqu'à inspirer Tarantino pour Kill Bill (il a d'ailleurs choisi sa Go-Go Yubari, Chiaki Kuriyama, uniquement suite à sa prestation). La suite n'est quant à elle pas inspirée d'un livre, et a vu se succéder deux réalisateurs : Kinji n'ayant pas su terminer le tournage (cancer), c'est son fils Kenta qui a repris le flambeau.
Le film est très différent du premier, ici, c'est carrément un film de guerre, avec une scène de débarquement plus impressionnante que Saving Private Ryan (le reste est moins emmerdant aussi), et des coups de feu par milliers. L'histoire en quelques mots : les survivants du premier film, Shuya et Noriko, ont mis sur pied un groupe terroriste anti-adulte qui a frappé le jour de Noël, tuant plusieurs milliers de personnes dans de multiples explosions (dont une touchant un sosie du World Trade Center). Ce groupe s'est retranché sur une île, où est envoyée, un an après, la nouvelle classe participant au programme. Le film prend une toute autre tournure quand les survivants de programme rejoignent les terroristes contre l'armée envoyée pour les éliminer. La suite du film voit se succéder des scènes assez violentes et caractérisations plus psychologiques de plusieurs personnages.
Malheureusement, le scénario souffre de quelques bizarreries (le personnage du prof est grotesque, la fille de Kitano se retrouve par hasard dans le groupe BR, le fin est un peu simplifiée), et de longueurs (130 minutes quand même) mais le film tient tout son intérêt dans son message, très clairement anti-américain, voire implicitement pro-terroriste (la toute fin de film est carrément choquante). Mais l'énorme réussite du film tient dans le fait que les arguments sont bien pesés et qu'aucun personnage n'est traité de manière manichéenne. Pour toutes ces raisons, le film ne sortira pas (comme le précédent) aux USA, et pas non plus partout en Europe, ce qui serait une autre preuve de l'hypocrisie politique du vieux continent, quand même pas mal Old Europe.
En bref, le film est intelligemment différent du premier, mais aussi bien plus polémique, car cette fois, la violence n'est plus gratuite. Á voir absolument, aussi pour les caméos de Kitano Takeshi et Sonny Chiba (Hattori Hanzo, dans Kill Bill), tous deux icônes du ciné japonais.
19:14 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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16.04.2004
Immortal (Ad Vitam) d'Enki Bilal
On n'est jamais si bien servi que par soi-même. Cet adage s'applique à Enki Bilal, qui a réuni un budget conséquent pour adapter un de ses cycles BD, la trilogie Nikopol. Cependant, il n'a conservé qu'une partie de l'intrigue, qu'il a transposé dans un New York futuriste, où une sorte d'invasion extraterrestre pourrait se préparer. Le trame du film est assez complexe, et Bilal a eu l'excellente idée de n'expliquer que le strict nécessaire, pour ne pas surcharger et ralentir le film. Il est donc assez difficile de résumer l'histoire, qui tourne autour d'un triangle Horus (Dieu créateur de retour sur Terre), Nikopol (prisonnier politique évadé), et Jill (mystérieuse femme-cobaye aux larmes bleues). Les décors sont splendides, entre Blade Runner et Strange Days, et les personnages humains interagissent avec ceux en images de synthèse, ce qui semble bizarre de prime abord, et pourrait constituer pour certains un obstacle en ce qui concerne l'appréciation du film. Mais l'intrigue tient la route, les personnages ne sont jamais mono-dimensionnels, et les acteurs sont splendides, avec une mention spéciale à Linda Hardy (Jill), absolument magnifique. Á voir donc, fans de Bilal ou pas, sauf si votre vision du ciné français (même si, est-ce que ce film est français...) s'arrête à Amélie Poulain.
02:01 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.04.2004
Big Fish, de Tim Burton

Dire que Big Fish est très attendu est carrément un euphémisme : après l'échec retentissant de Planet of the Apes, on attendait un retour de manivelle de la part de ce génie inclassable qu'est Tim Burton. Le résultat final est malheureusement mitigé.
On peut dire que ce film est une sorte de synthèse de l'esprit burtonien : la petite ville paisible et colorée (Edward Scissorhands), le gothique sombre et d'inspiration classique (Sleepy Hollow) en y ajoutant une relation père-fils assez intéressante. L'histoire du film est une ode au mensonge et au conte : Edward Bloom, sur son lit de mort, retrouve son fils qu'il n'avait plus vu depuis des années. Bloom est un infatigable menteur, à tel point que son propre fils ne connaît rien de sa vraie vie, et voudrait enfin savoir la vérité. Le film alterne passages dramatiques réalistes, avec comme acteurs principaux Jessica Lange, Marion Cotillard et les excellents Albert Finney (Bloom vieux) et Billy Crudup ; et scènes plus fantastiques (réalisme magique serait le terme exact) où se retrouvent Ewan McGregor (Bloom jeune, un peu pâle...), Alison Lohman, et en délicieux seconds rôles Danny DeVito, Steve Buscemi et Helena Bonham-Carter. Le tout est très bien joué, souvent drôle ; malgré cela, le film n'arrive pas à convaincre, surtout dans les passages plus dramatiques. L'idée sous-jacente (qu'est-ce que la réalité, finalement) est mal exploitée, et la fin du film fiche un peu tout en l'air, concession au cinéma réaliste au détriment de celui du rêve.
En conclusion, malgré une histoire intéressante, bien racontée, bien jouée et bien réalisée, on ne retrouve pas (encore?) le Tim Burton d'antan. Espérons que les retrouvailles avec Johnny Depp, dans Charlie and The Chocolate Factory (prévu pour 2005) changeront tout cela. (Restez pour le générique et le superbe inédit de Pearl Jam quand même).
7/10
14:45 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Deep Blue, d'Alastair Fothergill
Dans la lignée du Peuple Migrateur et de Microcosmos, voici un documentaire animalier à très gros budget, distribué dans les cinémas majeurs. Eh bien, comme pour ces deux films, on ne peut qu'être déçu. Premièrement, les images sont spectaculaires il est vrai, mais rien n'est nouveau, tout a déjà été vu dans des documentaires TV multi-diffusés. Ensuite, le docu est fort branché images "mignonnes", avec des tonnes de dauphins au ralenti... De plus, les commentaires sont très prétentieux et totalement inintéressants. On ne demandait pas d'explications scientifiques de haut niveau, mais de la poésie pourrie non plus. Gros gâchis donc, il est vraiment scandaleux que tant d'argent a été englouti dans un projet si médiocre, alors que de VRAIS documentalistes tueraient pour un tel budget. On connaît mieux la surface de la Lune (et de Mars) que les fonds marins, et ce n'est pas grâce à ce film que ça va changer. Ceci dit, si vous n'avez jamais eu d'informations sur la vie dans les abysses, quelques images valent le déplacement, même si tout a déjà été vu auparavant.
14:43 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.04.2004
The Passion of The Christ, de Mel Gibson
Le voilà enfin. L'histoire, on la connaît, la polémique aussi. Mais quid du film en tant que tel? Et bien, en quelques mots, ce film est absolument à voir pour se rendre compte qu'il est toujours possible de faire un film si mauvais. Le film se déroule en deux phases, d'abord la rencontre de Jésus avec le Diable (qui est très laid et se promène avec un serpent, donc c'est sûrement lui) et sa capture assez fortuite, et puis son calvaire (et le nôtre). Caïphe, le big boss juif du coin, plaide pour la crucifixion de ce soi-disant prophète, crucifixion finalement acceptée par Ponce Pilate, qui s'en lave les mains (scène bien appuyée, ok merci, on a compris). Donc, voilà, on a décidé, c'est antisémite. Na.
Première looooongue scène, la flagellation. Les soldats romains (qui parlent une langue qui n'était pas la leur, soit dit en passant) démolissent JC à coup de lanières de cuir, parfois hérissées de pointes. C'est dur et violent, mais pas plus qu'un Saving Private Ryan, par exemple. Mais le pire reste à venir, on lui fabrique une belle croix lourde, on lui fiche une couronne d'épines sur le crâne, et voilà, un loooooong chemin vers le Golgotha, où Jesus, tel le meurtrier de Scream, s'étale par terre toutes les 30 secondes (ceci dit, un gars à moitié mort portant une croix sur le dos, c'est par définition pas fort rapide ni agile). Enfin, la crucifixion est tout aussi lente, avec plein de ralentis pourris et de lumières infâmes (Gibson est encore plus mauvais réalisateur qu'acteur), et de sang qui gicle, des paumes, des pieds et du bide de ce pauvre gars. Quand il expire son dernier souffle, on respire aussi, et on sort en courant du ciné, de peur d'assister à la résurrection.
Sinon, au point de vue cinématographique, c'est donc aussi très mauvais (ralentis douteux, lumières mal choisies, acteurs manqués). Le film est entièrement en latin et araméen, ce qui aurait pu être une bonne idée, si d'abord c'était historiquement correct, et ensuite si Gibson avait tout traduit, puisque un bon quart du film n'est pas sous-titré. La caractérisation est absolument absente, les personnages étant bien trop hystériques pour être valables, et les dialogues de Jésus sont aussi compréhensibles que Matrix Reloaded. Enfin, Jim Caviezel (initiales JC, 33 ans, je vous jure) n'est pas mauvais, m'enfin il fait que râler dans tout le film, donc c'est assez difficile à estimer.
Polémiquer sur ce film est vraiment lui faire trop d'honneur, il est tellement mauvais qu'il n'est même pas sur que les chrétiens pratiquants style Renouveau charismatique pourront le supporter.
00:47 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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25.03.2004
Once Upon A time In Mexico, de Robert Rodriguez

Enfin... Presque un an après sa sortie aux USA, 6 mois après sa sortie européenne, la suite de Desperado arrive sur nos écrans. Film écrit, réalisé, produit et composé par Robert Rodriguez, OUATIM reprend l'histoire d'El Mariachi, mystérieux tueur/mariachi incarné par Antonio Banderas. Le précédent épisode l'avait vu jouer aux cotés de Steve Buscemi et Quentin Tarantino, ici le casting est encore plus phénoménal, et le scénario nettement plus fouillé. En quelques mots, Banderas est engagé par un agent de la CIA (enfin, paraît-il) incarné par Johnny Depp, pour éliminer un baron de la drogue (Willem Dafoe) qui lui-même veut renverser le président.
Le film prendra plusieurs tournures, film d'action, comédie très noire, western, ... mais l'ensemble est assez indescriptible est assez innovateur, il faut le voir pour le croire, certaines scènes sont absolument surréalistes, tout en donnant une impression de bricolage assez sympathique. Le casting reprend aussi Salma Hayek, Enrique Iglesias (dans un rôle très ironique), Mickey Rourke (si si), Cheech Marín, Eva Mendes entre autres. Mais comme dans Pirates of the Caribbean, c'est Johnny Depp qui domine le film avec un nouveau rôle de composition complètement inouï (et quels costumes!), qui le confirme une fois de plus comme acteur le plus doué de sa génération, et de pas mal d'autres aussi...
Ne pas croire les critiques institutionnalisées, une fois de plus, pour aller voir un film à plusieurs niveaux de lecture, avec le meilleur casting depuis Lord of the Rings, et pour le comparer au prochain film de l'ami/concurrent de RR, Quentin lui-même.
21:24 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11.02.2004
Thirteen, de Catherine Hardwicke

Thirteen était précédé par sa réputation : Sundance, scénario issu de la vie réelle d'une des actrices principales, Holly Hunter... Mais finalement, on peut quand même être un peu déçu par le résultata. Mais revenons au début. 13 est l'histoire de la vie d'une teenager de 13 ans (eh ouais), dont on suit la descente aux enfers (vol à l'étalage, drogue, auto-mutilation, anorexie-boulimie...). Ce qui pourrait être un témoignage poignant du mal-être vécu par les adolescent(e)s n'est finalement qu'une agglomération de stéréotypes et des thèmes scénaristiques trop mal choisis, et vraiment trop classiques.
Reste l'interprétation fabuleuse des deux ados, Evan Rachel Wood et la co-scénariste (qui aurait été mieux inspirée de confier la réalisation à quelqu'un d'autre...) Nikki Reed, ainsi que de Holly Hunter, superbe second rôle justement nominée aux Oscars. La matière première méritait un meilleur traitement...
00:33 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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30.01.2004
The Texas Chainsaw Massacre, de Marcus Nispel

Un remake est toujours une entreprise très douteuse, et encore plus lorsqu'on s'attaque à un véritable mythe. L'original Texas Chainsaw Massacre de Tobe Hooper (1974) gardera une place de choix dans le panthéon des films d'horreur, grâce à un élément obligatoire dans ce genre de film : la suggestion. Une crainte était donc forcément justifiée, celle de voir une effusion de sang, de violence et de sexe, la trilogie classique de l'horreur teenage américaine contemporaine. Et bien, surprise, surprise, ce remake se révèle être d'excellente facture. Certaines scènes d'action sont montrées, mais la suggestion et la vraie terreur sont très présents, et font de ce film un digne représentant de l'âge d'or du genre, plus Blair Witch Project que l'infâme Blair Witch 2. Les acteurs, dont aucun n'est vraiment connu, ont l'intelligence de ne pas surjouer, ce qui rend l'ambiance oppressante très crédible. Mais c'est surtout le directeur de la photo qu'il faut féliciter, tant l'image granuleuse est perverse à souhait. La maison, la cave du meurtrier sont magnifiquement bien rendus, sans jamais verser dans l'excès du pastiche. En plus, une composante psychologique vient s'installer comme tentative d'explication des actes de celui qu'on a appelé Leatherface. Á voir, à deux au moins, et pas le soir.
00:31 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27.01.2004
Lost in Translation, de Sofia Coppola

Deuxième film de Sofia Coppola, et deuxième réussite. Après le magnifique The Virgin Suicides (et quelques clips, dont I Just Don't Know What To Do With Myself des White Stripes, alias Kate Moss pole-dansant), la réalisatrice change complètement de sujet avec cette histoire d'Américains perdus dans l'univers socio-culturel de Tokyo. Ces Américains sont Bob (Bill Murray), acteur sur le déclin contraint à tourner des pubs cheap pour du whisky japonais, et Charlotte (Scarlett Johansson), jeune épouse suivant son mari (Giovanni Ribisi), photographe de mode obnubilé par son travail. Ils se rencontrent le plus naturellement possible, tous deux insomniaques et atteint d'une sorte de mal-être du à leur position dans un monde qu'ils ne comprennent pas. Partant de ce postulat, le film aurait pu être une sordide affaire d'adultère entre un homme de 40 ans et une jeunette d'environ 25, mais justement, cette histoire restera platonique, Bob et Charlotte se contentant de s'amuser et de passer le plus de temps possible entre eux, seul repère dans un monde aliéné.
Le film est drôle lorsqu'il met en évidence les différences culturelles (sans jamais tomber sur les stéréotypes écolières/sushi) et touchant dans son portrait des protagonistes, qui jouent avec une justesse incroyable, sans jamais tomber dans la démesure. Murray vient de décrocher un Golden Globe et une nomination aux Oscars, mais la magnifique Scarlett Johansson (Renee Zellweger qui jouerait juste) l'aurait tout aussi mérité. Reste encore l'excellente bande originale , composée par Kevin Shields (My Bloody Valentine) et comportant des morceaux de Air (encore) et surtout le phénoménal Just Like Honey de Jesus and Mary Chain.
On perd un peu en intensité dans son dernier quart, mais la fin énigmatique permet de trouver une conclusion satisfaisante pour un film quasi impossible à clôturer. Coppola, comme dans Virgin Suicides, réussit une nouvelle fois à sublimer ses acteurs, psychologiquement mais aussi physiquement. L'interaction Murray/Johansson est parfaite, et la finesse de la réalisation nous promet des très belles choses pour le futur de Sofia mais aussi de Scarlett.
Enfin, le film peut être lu à plusieurs niveaux, par exemple, est-ce que la culture américaine est trop limitée pour seulement tenter de comprendre une culture différente; ou encore, plus mélancolique, est-ce que chaque personne a besoin, à un moment ou un autre, de sa Charlotte? On n'a pas fini d'en parler.
8,5/10
21:42 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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31.12.2003
Scary Movie 3, de David Zucker

Même si c’est techniquement et commercialement le troisième épisode de la franchise, Scary Movie 3 (un 4 est déjà en tournage !) n’a pas grand chose à voir avec les deux précédents, et on ne peut que s’en réjouir, tant les 2 SM (surtout le 2ème) étaient epouvantables. En fait, les producteurs ont viré les insupportables frères Wayans (Marlon est pourtant un très bon acteur, à en juger par sa prestation dans Requiem for a Dream), remplacés à la réalisation par le roi du genre, David Zucker (Airplane, Naked Gun) et à la distribution par Charlie Sheen (Hot Shots, Spin City) et l’incontournable Leslie Nielsen. Ceci dit, autant prévenir, SM3 n’atteint jamais le niveau de ces références de parodies. Basé autour de Signs et Ring, le scénario du film n’est bien sûr qu’un prétexte pour alterner des gags (moins vulgaires qu’avant) et des parodies. Hélas, les parodies et gags ne sont même pas si nombreux, et pas toujours de grande qualité. Deux choses à retenir, certains passages intéressants (l’intro avec Pam Anderson discutant de sa célébre vidéo), une jolie parodie de l’Oracle de Matrix (Queen Latifah, qui d’autre ?) et surtout la preuve définitive que Signs est un film complètement pourri, ce qui Zucker a très bien compris.
Si vous avez vu le trailer, vous avez tout vu, y compris la superbe prestation de l’imitateur du pédophile (ok, présumé) le plus célèbre du monde (désolé pour Dutroux…). Le reste ne vaut pas trop le coup.
3/10
16:13 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.12.2003
The Lord of the Rings : The Return of the King

Toute histoire doit se terminer… Sauf que celle-ci n’aura pas déçu, elle. Troisième et dernière partie d’un long film d’environ 10 heures (pour sa version cinéma), Return of the King est irréprochable, compte tenu des circonstances. Peter Jackson a encore sorti des miracles de son short désormais légendaire, et les scènes maîtresses (la bataille de Minas Tirith, la rencontre entre l’anneau et Mount Doom, l’intro magistrale racontant en 5 minutes l’origine de Gollum, même si presque chaque scène est époustouflante) ne pâliront pas de la comparaison avec les deux épisodes précédents. De plus, ROTK ajoute un gros caractère émotionnel, qui provoquera des petites larmes chez chaque spectateur avisé, sans jamais verser dans la mièvrerie habituelle. Graphiquement, c'est inimaginable. Il faut le voir pour le croire. Au point de vue dramatique, chaque acteur se surpasse, et Viggo Mortensen, Elijah Wood, Sean Astin, Ian McKellen et Andy Serkis livrent tous une prestation digne des plus hautes récompenses. De plus, la quinzaine de seconds rôles sont tous irréprochables.
Le seul point négatif est le montage. En effet, vu que la durée était forcément limitée (3h30 quand même), pas mal de scènes clés ont du être coupées. Heureusement, ces scènes se retrouveront sur la version longue du DVD qui sortira dans une petite année, et c’est seulement à ce moment-là qu’on pourra vraiment profiter d’un chef d’œuvre de 12 heures, un film sans aucune précédent dans l’histoire du cinéma. Ceci dit, cette version ciné est la meilleure possible, mais cela ne restera jamais qu’une version tronquée, malheureusement. En tout cas, The Lord of the Rings restera une référence pour de nombreuses années, il est même bien possible que plus aucun film n’arrivera à ce niveau (il faudrait d’ailleurs un scénario de cet acabit, ce qui ne se trouve pas si facilement). Inoubliable, inouï et inédit, un tel film n’arrivera sans doute plus jamais dans le courant de notre vie. A voir et absolument revoir (et tant que vous y êtes, essayez de trouver les références à Bad Taste et à Star Wars Episode 5, entre autres).
16:34 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01.12.2003
Finding Nemo, d'Andrew Stanton

Nouveau produit des studios Pixar, Finding Nemo est définitivement le digne successeur des Monsters, Inc et autres Toy Story. En très court, le film est graphiquement magnifique et extrêmement drôle. L’histoire est assez simpliste mais pleine de rebondissements, plus ou moins prévisibles ; bien sûr, il ne faudra pas s’attendre à une fin surprenante, mais bon… Les personnages sont attachants et tous très réussis, avec mentions spéciales aux tortues apparaissant sous un jour assez, disons, narcotique, aux mouettes (dont la signification du cri est enfin dévoilée), ou encore au perso d’Ellen DeGeneres, un poisson-chirurgien souffrant de troubles de mémoire ; même si tous méritent notre attention. Les gags s’enchaînent sans que le rythme en souffre, ce qui en fait une réussite totale, compte tenu de la faible liberté d’action imposée par ce genre de film. De plus, combien de film « pour enfants » commence par un massacre tuant 500 individus ? ;-) Il est temps que Pixar vire Disney, ils n’en ont vraiment plus besoin.
8/10
22:22 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19.11.2003
Elephant, de Gus Van Sant

En parlant d’Oscar, voici le fameux Elephant, de Gus Van Sant, Palme d’Or 2003. Les Palmes d’Or ont toujours été hit-and-miss, alternant le bon (MASH, Pulp Fiction, Underground, Dancer in the Dark) avec le mauvais (Rosetta, The Pianist). Et donc Elephant, vision artistico-prétentieuse du massacre de Columbine. Van Sant doit sûrement trouver Michael Moore vulgaire, c’est pourquoi il remplace les recherches poussées et interviews sélectionnées de Bowling for Columbine avec des plans fixes interminablement prétentieux d’élèves déambulant dans des longs couloirs aseptisés. On suit plusieurs points de vues (observateurs, futures victimes, tueurs), mais rien n’est fait pour tenter d’expliquer quoique ce soit, si l’on excepte quelques pathétiques essais de « dénonciation des travers de la société » (racisme, anorexie, ennui, commerce des armes). Après une heure bien longue, le massacre commence, et on s’emmerde tout autant, tant c’est inutile et mal fichu (pas mal d'erreurs et d'incohérences). Seul point positif, des acteurs très réalistes, et pour cause : ce sont eux-même des élèves de l’école où le film a été tourné. Sinon, on s’ennuie à la Eyes Wide Shut (avec quand même deux heures de moins…). Á mille lieues du premier grand fait d’armes (haha) de Van Sant, My Own Private Idaho. Et comme M. Prétention ne veut pas le dévoiler, le titre se réfère à un téléfilm assez pourri d’Alan Clarke (1989) sur les violences en Irlande du Nord.
2/10
18:02 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Ghosts of the Abyss, de James Cameron

Dans la catégorie « faisons du fric vite pour pas grand chose », l’Oscar est attribué à James Cameron. Cameron, qui n’a plus rien foutu depuis Titanic (1997) ressort ses vieilleries, avec ce documentaire d’une heure (à prix plein, alors que Titanic coûtait plus cher au ciné car le film était très long…) qui rappelle deux anciennes gloires de Jim, Titanic donc et The Abyss (1989). Même si les abysses, ou The Abyss, n'ont rien du tout à voir avec le film. Cameron, qui visiblement aime claquer son fric, a entrepris un voyage vers l’épave du Titanic, quelque part dans l’Atlantique. La première partie du docu montre le matériel bien cher employé (que des VRAIS scientifiques rêveraient d'utiliser) ainsi que le témoin candide, interprété par un ridicule et très peu crédible Bill Paxton. Puis cette fine équipe arrive à l’épave (qui n’est pas du tout située dans les abysses, donc), et pousse des cris orgasmiques à chaque vision d’une assiette fêlée. Le pire reste quand même à venir, quand un des deux robots-caméra se désactive : une opération de secours digne de Saving Private Ryan est mise sur pied, et un des deux gosses de Cameron peut enfin être secouru. Cerise sur le gâteau, quand on croit que rien ne pourra enfoncer Cameron, il arrive encore à comparer la catastrophe (mineure, finalement) aux attentats du 11 septembre. Phénoménal. Cameron me fait penser à Metallica, avant très bon (Aliens, Terminator 1 et 2) et ensuite lamentable (depuis Titanic). De plus, le film est en 3D, ce qui fait qu’on vous affuble de lunettes très mal pensées qui fichent mal au crâne après 10 minutes. Oscar du meilleur docu, on prend les paris ?
0/10
17:58 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Freddy Vs. Jason, de Ronny Yu

Un événement pour les fans d’horreur, rien de moins. La rencontre de deux monstres sacrés du cinéma, (par ailleurs un thème qui sera récurrent dans les prochains mois, on annonce Alien Vs. Predator et Batman Vs. Superman) qui à eux deux comptent 17 films. Seulement, on est bien loin des débuts de Freddy, création du génial Wes Craven mais aussi des Jason classiques (Friday the 13th) Le film est un gros mishmash à l’américaine, popcorn ‘n gore. Le scénario tient sur un ticket de ciné : Freddy réveillé, par sa mère, ressuscite Jason (mwouais) et l’envoie tuer quelques ados. Mais Freddy devient jaloux, et s’attaque à Jason, qui est aux prises avec quelques ados pétés qui pensent qu’il vaut mieux les tuer tous deux, ben tiens. Je ne savais pas que Elm Street et Crystal Lake étaient si proche, d’ailleurs…
Les acteurs sont pathétiques, même Robert Englund n’arrive pas à sauver la mise. Reste encore les effets spéciaux et surtout les meurtres, même pas si impressionnants, finalement. Le principal problème est que Freddy a commencé sa carrière en 1984 (A Nightmare on Elm Street, premier film d’un Johnny Depp de 21 ans, faut bien remplir l’article) dans un film d’horreur psychologique, et pas noyé sous des tonnes de SFX. Ici rien ne sauve ce film, et surtout pas la fin, tellement facile à prédire (tiens, et si on ressortait Halloween pour Freddy & Jason Vs. Michael Myers ?). Reste la prestation de Kelly « Destiny’s Child » Rowland, qui casse un peu son image en jurant à chaque réplique. Mais bon, pas terrible quand même.
17:57 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.11.2003
The Matrix Revolutions, d'Andy et Larry Wachowski

« It ends tonight », dit Neo au moment d’affronter l’Agent Smith pour la dernière fois. On peut être tenté d’en douter, mais on y reviendra… Peu de films ont réussi à déchaîner les passions ces dernières années comme The Matrix. Tout est parti du film original, espèce rare de film d’action intelligent, qui a non seulement révolutionné le monde des SFX grâce notamment au fameux bullet time, mais aussi ingéré vingt ans de cinéma et de littérature cyberpunk pour créer un film qui compte sans doute parmi les meilleurs films fantastiques de tous les temps. Et puis, suite au succès commercial phénoménal du film, les réalisateurs décidèrent de tourner une (double) suite, qui, contrairement au projet de départ serait boostée par les millions de Warner. Résultat, une démesure d’effets spéciaux, au détriment de l’efficacité. Matrix Reloaded, contrairement à ce que l’intelligentsia journalistique bruxelloise veut faire croire, fut un échec totat, et la preuve que noyer des effets spéciaux dans un charabia incompréhensible, histoire d’invente une « profondeur » au récit, ne marche pas toujours. Matrix Revolutions clôture la série, et ne conserve qu’un intérêt scénaristique : on se doute que le film sera mauvais, reste encore à savoir comment l’histoire se termine, et comment le puzzle s’achève.
Effectivement, le film n’est pas terrible. Plus SFX, moins blabla que Reloaded, le film n’apporte pas grand chose au récit, si ce n’est une film très prévisible, morne et peu inspirée. Le effets spéciaux ne sont même pas si impressionnants (le combat final Neo/Smith est bien trop long et plat, tout le monde n’est pas Tarantino), et nous sont carrément imposés. On doit ainsi se taper vingt minutes continues de l’invasion de Zion par les Machines, sans grande utilité. Enfin, on aura évité la rave… Les mauvaises astuces scénaristiques pullulent, comme la justification foireuse du changement de l’apparence physique de l’IOracle (l’actrice est décédée en cours de tournage, et a du être remplacée). Et puis, il reste encore pas mal de questions quant à l’origine de la Matrice et au futur post-Revolutions (quelles révolutions, d’ailleurs ?). La fin du film ouvre une porte vers une éventuelle suite, que les Wachowski n’ont paraît-il pas l’intention de tourner. On en reparlera. Au point de vue distribution, rien ne change vraiment : Keanu Reeves ne quitte pas cet air benêt qui ne fonctionnait qu’au début, le reste de la troupe continue les rôles stéréotypés, reste Hugo Weaving, de loin le meilleur acteur de la trilogie, et qui fait de Smith un des meilleurs villains de ces dernières années. Mention aussi à l'autre méchant, Ian Bliss (Bane).
Sans doute plus acceptable que l’horrible Reloaded (entre autres parce que Wilson et Bellucci ne font qu’une apparition éclair), mais ils n’auraient sans doute pas du céder à la tentation, et s’arrêter après The Matrix…
5/10 (hors contexte)
2/10 (dans la lignée de The Matrix)
13:58 Écrit par Denis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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